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L'Interview avec Michel Disdier, Le Frenchman in Nascar

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11 Septembre
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Piloter c'est de la musique, c'est d'y aller au delà des notes pour aller vers une composition finale, avec beaucoup de passion. C'est ça que MicheL Disdier nous parle d'être un pilote en Nascar, le seul Français qui a participé en Nascar, en fait. D'où l'expression, le Frenchman en Nascar !

Quelle est l'histoire derrière cette expression ?

L'histoire est le fait d'être le premier Français depuis 1970 a participé à ces courses Nascar, le championnat automobile le plus important aux Etats Unis, le deuxième le plus populaire après le football Américain. D'ici « le Frenchie en Nascar ». Il y a beaucoup de gens qui me connaissaient plus sur ce nom que celui de Michel Disdier.  

Qu'est ce que ça représente d'être un pilote en Nascar ?

Pour moi c'était un rêve d'aller courir à l'étranger après la France et l'Europe. Je voulais des nouveaux challenges et c'est comme ca que j'ai découvert la Nascar. J'ai toujours voulu de vivre aux Etats Unis, de vivre le rêve Américain. Quand j'étais jeune, à 17 ans, j'ai fait une école d'Art à Boston et j'ai eu un œil assez positif sur les Etats Unis, sur l'immensité de ce pays.

Quelles sont les conditions pour devenir pilote en Nascar ?

Ca ressemble plus à l'impossible qu'au possible. Avec l'esprit têtu que j'ai, c'est possible que ca m'a aidé aussi. Quand j'ai commence de parler de Nascar en Europe dans le milieu de sport automobile, tout le monde m'a pris pour un dingue disant qu'il n'y a pas de Français, qu'il n'y a pas de pilote Européen, c'est 90% des pilotes Américains, très peu de Canadiens. On m'a dit que c'était juste impossible, qu'il faut que j'arrête de rêver. Moi, j'ai commence à prendre des contacts avec les dirigeants de la Nascar, tout simplement, et j'ai ressenti chez eu de l'intérêt, une envie d'ouvrir les portes de cet immense championnat avec un pilote différent, étranger. Et c'est comme ca, en fait, que j'ai commencé à mettre un premier pied. J'étais d'abord invité pour une épreuve Nascar et la j'ai pris un vrai coup de foudre pour ce sport et les gens, aussi. En Etats Unis, tout est fait pour se connecter avec les fans, les fans ont accès aux paddocks, peuvent venir rencontrer les athlètes. En Europe, ce n'est pas le cas. Et moi, j'adore l'échange avec les fans parce que, sans fans, on n'existe pas.

Quel type de voiture conduisais-tu en Nascar ?   

Il y a tous les constructeurs Américain qui sont présents : Chevrolet, Ford, Dodge etc et un constructeur étranger, Toyota. On court pour des usines mais c'est comme dans le Formula 1, c'est des voitures qui sont fait simplement pour la compétition automobile. Pour les constructeurs Américains et pour les sponsors, quand on gagne une course le Dimanche, le lendemain il y a plus de ventes, pour eux, dans les Etats Unis, grâce à la victoire en Nascar. Le retour vers le business est colossal et c'est ce que les gens ici en Europe ont du mal à réaliser. La Nascar est 80 millions de fans aux Etats Unis, le deuxième sport le plus suivi, entre 25 et 30 millions de téléspectateurs à la télé, diffusé en 15O pays, traduit en 22 langues, c'est enormissime.

Y-a-t-il une anecdote qui t'as impacté pendant les moments Nascar ?

Y en a beaucoup ! Au départ on dit que c'est impossible d'y accéder à ce sport. En fait, la première course sur ovale que j'ai fait, c'était à Salem, Indiana. A Toledo, en Ohio, j'ai fait 2h d'essais avec l'equipe que j'ai couru a Salem en 2008. C'était toute une nouvelle équipe, on se connaissait pas trop, on a fait une demi journée d'essai sur le circuit, et on est partis faire la première course une semaine après. Mon objectif c'était de terminer la course, pour gagner de l'expérience, pour avoir un résultat. On était une quarantaine de pilotes. La course a été extrêmement difficile, il y a eu de la pluie, il y a eu des arrêts, des accidents. Et, on a termine 13eme sur plus de 40 pilotes. A la fin de la course, l'équipe pleurait. Pleurait de la joie, de ce résultat. Ca m'a bouleversé.

C'est ça que je voulais te demander sur la différence de mentalité entre l'Amérique et l'Europe ...

Dans un pays assez grand que les Etats Unis, on peut avoir beaucoup de mentalités. Comme en France, aussi. Ce que j'ai aime avec l'approche avec la Nascar, c'était leur ouverture et le respect qu'ils me donnaient en sachant que j'ai quitté mon pays pour venir et faire ce sport qui est très difficile. J'ai ressenti aussi leur encouragement à continuer, à persévérer, alors qu'en France, j'avais plutôt la cote négative, critique. Aux Etats Unis, j'ai ressenti tout de suite que j'avais ma place. Maintenant, j'ai aussi beaucoup de soutiens en Europe. 

Toute cette passion a commencé depuis ton enfance ?

 J'ai toujours voulu faire ça. Mon père a fait des rallyes, dans les années 60, 70. Il m'a eu très tardivement, donc je ne l'ai jamais vu courir et, puis, mon père n'était pas quelqu'un qui m'as vraiment pousse la dedans. Il voulait que je fasse un métier « normal ». Il ne m'a pas parlé beaucoup de ce qu'il avait fait, des rallyes qu'il avait gagné. Mais moi, j'ai toujours voulu faire ca. Je ne me rendais pas compte de la difficulté de ce métier. Ce n'est pas seulement d'être un bon pilote, mais aussi savoir faire de la communication, savoir parler de soi, et combattre parfois des concurrences financières, des medias, des fédérations ou sponsors qui soutenaient d'autres pilotes.

Comme dans les films Américains..

Tout à fait ça !

Tu m'as parlé de l'art et de ce que tu veux faire dans ce domaine ...

Ca c'est une autre passion à moi, l'art ! J'ai fait l'école d'art quand j'étais plus jeune, j'adore la photo, je besoin d'être créatif. Pendant le confinement, j'ai commencé à faire pas mal de choses autour de l'art. J'ai fait aussi un partenariat avec un artiste Français qui s'appelle Richard Olinski qui est l'artiste Français qui vend le plus à l'international. Il m'a fait le design de ma voiture de course. Moi-même j'ai envie de faire des choses. Je me suis inclus dans des œuvres d'art ...

Ca fait partie de tes projets futurs ?

J'ai tellement de passions. Il me faudrait 40 heures par jour pour arriver à faire tout ce que j'ai envie de faire. Mais l'art c'est une grande passion et j'adore me rapprocher des artistes, pour faire des collaborations. Je me suis toujours imaginé de finir ma carrière, en faisant de l'art.

Il y a aussi la coté télévision ! On a lancé une émission télé qui s'appelle Fast and Fabulous. On vient de faire le pilote ! On l'a mis, pour l'instant, sur Youtube mais la boite de production va le vendre au plusieurs chaines de télé. L'idée c'est d'aller rencontrer des gens, faire un peu comme toi, le journaliste, mais toujours en lien avec un moteur. Ca peut être un avion, un bateau, une voiture. Notre premier reportage s'est passé chez McLaren en Angleterre, à l'usine et j'ai rencontré la fille de Bruce McLaren, le fondateur. Ce qui m'intéresse c'est l'histoire humaine derrière ça.

Et je suis partie avec une idée en tête : toujours écouter son instinct, sa passion, sa voix la plus profonde. Toujours aller vers son rêve et actionner pour l'accomplir.

N'écoute pas ce que les autres pensent de toi, ou disent que tu peux faire ou pas, c'est toi le pilote de ta propre voiture !

Interview par Andra Oprea

 

 

 

    

 

 

 

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