Les idées de films en compétition pour le Festival de Cannes

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Quelques noms ont fait le buzz sur la Croisette, au Festival de Cannes. On va mentioner quelques idees principales avec quelles les createurs ont venu pour presenter leur projet.

LES CAPTIVES

Huit ans après la disparition de Cassandra, quelques indices troublants semblent indiquer qu'elle est toujours vivante.La police,ses parents et Cassandra elle-même, vont essayer d'élucider le mystère de sa disparition. 

Entretien avec Atom Egoyan, Réalisateur 

« Captives » est-il un thriller ?

Absolument,puisqu'il s'agit d'une jeune fille qui a été kidnappée et qui, huit ans plus tard, va réussir à organiser sa propre évasion. Elle s'appelle Cassandra, en référence à la mythologie grecque,dans laquelle Cassandre s'exprime souvent par énigmes,mais est aussi capable de lire l'avenir.Dans le film, Cass fournit à Matthew,son père, un indice sous la forme d'une énigme que lui seul peut déchiffrer. C'est ainsi qu'elle met en place la possibilité d'échapper enfin à son ravisseur.

Le titre est au pluriel. A part le personnage de Cass, à quelles autres « Captives » le titre fait-il référence ?

Tina, la mère de Cass, est captive de son chagrin.Depuis la disparition de sa fille, elle a rompu avec son mari. Elle rend visite à Nicole, l'enquêtrice,chaque année, comme un rituel, dans l'espoir de retrouver sa fille. Nicole elle-même, comme on le découvre au cours du film, est captive de son passé,ce qui explique aussi qu'elle soit autant investie dans son métier.Et le titre prendra pour elle un sens plus concret au cours du film... Les hommes, quant à eux, sont tout aussi captifs, prisonniers de leur passé. Le père, Matthew ne se pardonne pas ce moment tragique d'inattention et parcourt les routes sans cesse, convaincu que lui seul peut retrouver sa fille. Jeffrey, l'inspecteur, est lui aussi prisonnier du passé ce qui explique sans doute pourquoi il a autant d'a priori sur celui qu'il croit coupable. Dans "Captives", les hommes font de mauvais choix, à un moment ou à un autre de l'histoire. Ce film montre aussi la faiblesse des hommes et la force des femmes. 

FOXCATCHER

Inspiré d'une histoire vraie, FOXCATCHER raconte l'histoire tragique et fascinante de la relation improbable entre un milliardaire excentrique et deux champions de lutte.Lorsque le médaillé d'or olympique Mark Schultz (Channing Tatum) est invité par le riche héritier John du Pont (Steve Carell) à emménager dans sa magnifique propriété familiale pour aider à mettre en place un camp d'entraînement haut de gamme, dans l'optique des JO de Séoul de 1988, Schultz saute sur l'occasion : il espère pouvoir concentrer toute son attention sur son entraînement et ne plus souffrir d'être constamment éclipsé par son frère, Dave (Mark Ruffalo). Obnubilé par d'obscurs besoins, du Pont entend bien profiter de son soutien à Schultz et de son opportunité de « coacher » des lutteurs de réputation mondiale pour obtenir - enfin - le respect de ses pairs et, surtout, de sa mère qui le juge très durement (Vanessa Redgrave). 

Producteur et réalisateur cité à l'Oscar, BENNETT MILLER s'est surtout fait connaître grâce au STRATÈGE et à TRUMAN CAPOTE.LE STRATÈGE (2011) raconte l'histoire de l'équipe de base-ball des Oakland Athletics, en 2002, et de son manager Billy Beane. Le film a été plébiscité par la critique, et a reçu six nominations à l'Oscar, quatre au Golden Globe, deux au Screen Actors Guild Award, et d'autres citations encore à l'AFI, au BAFTA, au PGA et au WGA.Miller a été nommé à l'Oscar du meilleur réalisateur pour TRUMAN CAPOTE (2005), avec Philip Seymour Hoffmann dans le rôle-titre qui lui a valu l'Oscar du meilleur acteur. Le film évoque les recherches menées par l'écrivain pour son roman policier très documenté, « De sang froid ». Pour TRUMAN CAPOTE, Miller a également décroché une nomination au David Lean Award (prix du BAFTA) pour la réalisation, et une autre au Directors Guild of America Award, toujours pour la réalisation. 

LEVIATHAN

Quand un homme est aux prises avec sa propre angoisse devant le besoin et l'incertitude, quand les images floues de l'avenir le submergent, qu'il a peur pour les siens, peur de la mort qui rôde, que peut-il faire si ce n'est renoncer à sa liberté et à sa volonté après avoir, de son propre chef, transmis ces trésors à une personne de confiance contre de trompeuses garanties de sécurité, de protection sociale, voire d'une illusoire communauté ?Le regard que porte Thomas Hobbes sur l'État est celui d'un philosophe sur le contrat conclu par l'homme avec le diable : il le voit comme un monstre engendré par l'homme pour éviter la guerre de « tous contre tous » et par l'envie bien compréhensible d'acquérir la sécurité en échange de la liberté, son seul bien authentique.De même que nous sommes tous, depuis notre naissance, marqués par le péché originel, nous naissons tous dans un « État ». Son pouvoir spirituel sur l'homme ne connaît pas de limites.La laborieuse alliance de l'Homme et de l'État est, depuis longtemps, un thème de la vie en Russie. Mais, si mon film est ancré dans le terreau russe, c'est seulement dû au fait que je ne ressens aucune parenté, aucun lien génétique avec quoi que ce soit d'autre. Je suis, cependant, profondément convaincu que, quelle que soit la société dans laquelle chacun de nous vit, de la plus développée à la plus archaïque, nous serons forcément tous confrontés un jour ou l'autre à l'alternative suivante : vivre en esclave ou vivre en homme libre. Et si nous pensons naïvement qu'il doit bien y avoir un type de régime étatique qui nous libère de ce choix, nous nous fourvoyons totalement. Il y a, dans la vie de chaque homme, un moment clé où il se retrouve face au système, au « monde » et où il doit défendre son sens de la justice, son sens de Dieu sur Terre. Or c'est justement parce qu'il est encore possible de poser ces questions au spectateur et de trouver un héros tragique dans nos contrées, un « fils de Dieu », un personnage qui fût de tout temps tragique, que ma patrie n'est pas encore perdue pour moi, ni pour tous ceux qui ont fait ce film. Andreï Zviaguintsev 

MOMMY

Depuis mon premier film, j'ai beaucoup parlé d'amour. J'ai parlé d'adolescence, de séquestration et de transsexualisme. De Jackson Pollock, des années 90, d'ostracisme et d'homophobie. J'ai aussi parlé de pensionnats et du mot "spécial", du train des vaches, de cristallisation de l'amour telle que conçue par Stendhal et du syndrome de Stockholm. J'ai parlé jouâl et j'ai parlé mal, j'ai sacré comme un charretier, parlé l'Anglais parfois, et parlé à travers mon chapeau plus souvent qu'à mon tour, je suppose. Bref, quand on "parle" de quelque chose, il y a forcément ce risque pratiquement inéluctable de dire n'importe quoi. C'est bien pourquoi j'ai toujours choisi des sujets près de moi, plus ou moins ; des sujets qu'on maîtrise de manière relative parce qu'on connaît sa propre différence et sa banlieue, parce qu'on sait toute l'étendue de la peur de l'autre, les mensonges où l'on se conditionne à vivre caché, ou l'amour stérile que l'on prodigue avec sottise à des voleurs de temps. Ce sont des choses que j'ai connues d'assez près pour m'atteler à les raconter. Mais s'il est un sujet que je connaisse sous toutes ses coutures, qui m'inspire inconditionnellement, et que j'aime par-dessus tout, c'est bien ma mère. Quand je dis ma mère, je pense que je veux dire LA mère en général, sa figure, son rôle. Car c'est à elle que je reviens toujours. C'est elle que je veux voir gagner la bataille, elle à qui je veux écrire des problèmes pour qu'elle ait toute la gloire de les régler, elle à travers qui je me pose des questions, elle qui criera quand nous nous taisons, qui aura raison quand nous avons tort, c'est elle, quoi qu'on fasse, qui aura le dernier mot, dans ma vie. À l'époque de J'ai tué ma mère, j'avais voulu, je pense, punir ma mère. Seulement cinq ans ont passé depuis, mais je crois bien qu'aujourd'hui, à travers Mommy, j'essaie maintenant de la venger. Allez comprendre. - Xavier Dolan, Mai 2014 

 

 

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